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Dialogue imaginaire ·

Macron, dernière année. La presse française à un an de 2027

Le 13 mai 2027, Emmanuel Macron quittera l’Élysée. Un an pile avant l’échéance, cinq rédactions racontent la même séquence : nominations, déchirure du PS, manœuvres d’Édouard Philippe, calendrier du RN. Mêmes faits, lectures opposées.

Le décor. Un café parisien, en début de soirée, le 12 mai 2026. Cinq journalistes politiques se retrouvent pour faire le point sur la dernière année du quinquennat. Aucun n’a la même fiche de chevet. Le dialogue ci-dessous est imaginaire. Les citations dans les bulles renvoient à des passages publiés ce 12 mai dans chacune des cinq rédactions ; les enchaînements, les piques et les concessions, eux, sont une fiction.

I. Pourquoi sommes-nous ici, ce soir ?

Louis Hausalter (Le Figaro)

Parce que nous sommes, depuis quelques jours, entrés dans la dernière année. Le second quinquennat s’achève officiellement le 13 mai 2027, à 23 h 59. À l’Élysée, on m’a dit cette phrase qui m’a marqué : « Il est en fin de mandat là où ses prédécesseurs étaient en fin de règne. » C’est, je crois, le bon angle pour comprendre l’année qui s’ouvre : un président encore en exercice, qui veut « présider jusqu’à la dernière seconde » — mais qui n’a plus la main sur l’après.

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

Je vous accorde, Louis, qu’il y a quelque chose de la fin de mandat, pas de la fin de règne — et c’est précisément ce qui me retient ce soir. Parce que ce « jusqu’à la dernière seconde », on en voit déjà le contenu pratique : il consiste à multiplier les nominations. Ferrand au Conseil constitutionnel. Montchalin à la Cour des comptes. Et maintenant, comme nous l’écrivons dans Libération, Marc Guillaume au Conseil d’État, Emmanuel Moulin à la Banque de France. C’est cela, aussi, la dernière année.

Antoine Oberdorff (L’Opinion)

Vos deux entrées sont justes, et complémentaires. À L’Opinion, nous regardons par une troisième fenêtre : celle de la recomposition. Le sujet, ce n’est plus tellement Emmanuel Macron — il est, comme dit Louis, en fin de mandat — c’est ce qui se reconstruit autour. « la prochaine présidentielle sera une élection de recomposition », a prévenu Édouard Philippe à Reims. C’est, je crois, la phrase qui ordonne l’année qui vient.

Thomas Soulié (Le Parisien)

Et de ce point de vue, Antoine, on se rejoint. À Parisien, on a regardé comment chaque camp arme déjà 2027. Le Rassemblement national, ce lundi soir, a fixé son calendrier : congrès à Orléans les 24 et 25 octobre, premier grand meeting dans la foulée. Et la donnée nouvelle, qu’on a sortie ce matin : s’il est candidat, Bardella cumulera l’étiquette de candidat et la présidence du RN. Ce n’est pas anecdotique : Marine Le Pen, elle, se mettait en congé. C’est un autre rapport à l’appareil.

Stéphane Vernay (Ouest-France)

Mes confrères regardent qui sera candidat, et qui nomme qui. À Ouest-France, nous avons fait ce matin un long entretien avec Élisabeth Borne, qui dit pour sa part une chose plus rare : que le scrutin uninominal à deux tours ne produit plus de majorité depuis 2022, et qu’il « contraint les partis de gouvernement à s’allier avec les extrêmes ». Ce que je retiens de votre tour de table, c’est que vous décrivez très bien les acteurs, mais peut-être insuffisamment la pièce. Le quinquennat sortant n’est pas la cause unique du chaos : il en est aussi le révélateur.

Louis Hausalter

Nous sommes ici, soyons honnêtes, parce qu’à un an de l’échéance, le casting de 2027 ressemble pour l’instant à un rang de prétendants « aussi faibles que ceux qu’Ulysse trouve en revenant à Ithaque ». Je sais que cela vous fait grincer des dents, mais regardez l’engouement : il n’existe pas. La fin de Macron sera, par contraste, presque flatteuse.

Jonathan Bouchet-Petersen

Très bien, Louis, faites votre récit de la fin glorieuse du capitaine. Pendant que vous tressez les couronnes, lui place ses copains. À chaque fauteuil important, un fidèle. Et vous appelez ça « présider jusqu’à la dernière seconde ». À Libération, nous appelons ça « la République des copains ». Ça tient en deux mots et tout le monde comprend.

Antoine Oberdorff

Excusez-moi, Jonathan, mais « la République des copains », c’est la même formule à dix ans d’écart, sortie chaque fois par le même journal. Le vrai sujet, ce soir, c’est qu’en face, il n’y a plus rien. 1,7 % en 2022. C’est un score, ça ? C’est une carte de visite. Et la fameuse « nouvelle gauche plurielle » de Boris Vallaud, c’est, je vous le dis, un mort en marche qui demande à un autre mort si tout va bien.

Thomas Soulié

Tu décris la gauche, Antoine. À Parisien, on regarde aussi la droite et l’extrême droite, et là on voit autre chose : deux camps qui se choisissent déjà leur adversaire. Marine Le Pen, début mai, a dit clairement vouloir « un second tour face au bloc central », et plus précisément face à Philippe. Bardella, lui, préfère Mélenchon. Ces gens-là choisissent leur finale au lieu de penser leur programme. Ce n’est pas un détail.

Stéphane Vernay

Je veux bien que chacun campe sa rubrique. Mais à force de raconter qui nomme qui, qui veut affronter qui, et qui s’estime « déjà élu » d’un côté ou « déjà mort » de l’autre, on en oublie que les électeurs ne sont pas dans cette pièce. Et qu’à les écouter, ils disent surtout : « arrêtez. Faites quelque chose. Quoi ? On verra. »

II. Que disent les chiffres ?

Louis Hausalter

Les chiffres, dans Le Figaro ce matin, tiennent en deux séries. La première, c’est l’opinion. Frédéric Dabi, à l’Ifop, m’a expliqué qu’il y a aujourd’hui « une dissociation jamais vue sous la Ve République entre le regard intérieur et extérieur sur le président ». La seconde, c’est la comparaison historique : Chirac était tombé à 27 % en 2006, il a terminé à 47 %. Ça n’efface rien. Ça suggère qu’une fin de mandat est mobile.

Jonathan Bouchet-Petersen

D’accord avec l’Ifop : l’écart international/national est réel, et il a un sens. Mais permettez-moi un autre chiffre, qui n’est pas un sondage, c’est un nombre de postes. À chaque trimestre, le président signe une nomination clé : Ferrand au Conseil constitutionnel en février 2025, Montchalin à la Cour des comptes en février 2026, Guillaume au Conseil d’État, Moulin à la Banque de France. Le mandat de ce dernier, « durerait jusqu’en 2032, au-delà du bail du prochain locataire de l’Elysée ». C’est très concret.

Antoine Oberdorff

Vous avez raison sur ce point, Jonathan : les nominations en fin de mandat ont une lisibilité particulière. Et nos chiffres, à L’Opinion, complètent les vôtres : Édouard Philippe, à Reims, parle à un espace où « la droite et le centre sont éparpillés entre six formations ». C’est le constat de départ — la moitié des chiffres politiques, aujourd’hui, mesurent du vide partisan.

Thomas Soulié

Et de là vient mon chiffre. Une enquête Elabe récente, à laquelle je tiens parce qu’elle est précise : « Philippe est donné gagnant d’une courte tête au soir du second tour, que ce soit Bardella ou Le Pen face à lui. » Et — c’est l’information la plus dure — Attal, Mélenchon, Glucksmann, Retailleau perdraient leur duel face au RN. Cela explique pourquoi Le Pen le veut, et pourquoi Bardella ne le veut pas.

Stéphane Vernay

Mes chiffres à moi sont institutionnels, ils ne se prêtent pas à la matinale : depuis le quinquennat de 2000, la fonction présidentielle a été chargée d’une attente démesurée, qui a marginalisé les législatives. Quand Thomas dit « Philippe gagne d’une courte tête », il décrit une élection. Mais l’instabilité que les autres décrivent — gouvernements défaits, socle commun « de bric et de broc » — vient d’ailleurs : d’un scrutin législatif qui ne fait plus son office.

Louis Hausalter

Vos chiffres ? Je vous en propose un : 47 %. Chirac, fin de mandat. Vous me direz que la conjoncture n’est pas la même, je vous répondrai qu’en politique, la conjoncture, c’est ce qu’on en fait. Le président entre dans une séquence où il pèsera plus que ses détracteurs ne l’imaginent. Et le reste de cette table devrait commencer à s’y préparer.

Jonathan Bouchet-Petersen

« 47 % Chirac » : l’argument du Figaro depuis dix-huit mois. Il est merveilleux parce qu’il ne dit jamais « ce qu’il faudrait faire pour », mais simplement « ça pourrait arriver ». Pendant ce temps, on signe à tour de bras des nominations « pour verrouiller des rouages de l’appareil d’État au cas où l’extrême droite succéderait à Macron ». Ce n’est pas « de la stratégie ». C’est une assurance personnelle.

Antoine Oberdorff

Faisons un peu de comptabilité, alors. Côté PS, Boris Vallaud lance sa plate-forme avec Glucksmann et Jadot le 18 avril. Score à ce jour : 19 000 signatures. Contre 121 000 pour Ruffin et 256 000 pour Mélenchon. C’est un comparatif glaçant. Ce que ce chiffre nous dit, c’est que la gauche dite « réformiste » n’a même pas de base militante. Elle a une mailing-list, qui ne signe plus.

Thomas Soulié

Et pendant qu’on commente, le RN s’organise. Le congrès est calé au 24-25 octobre. Si elle peut se présenter — décision le 7 juillet — c’est elle. Sinon, c’est Bardella. C’est un dispositif. C’est militaire. Et nous, dans nos colonnes, on continue à publier vingt analyses sur « la primaire de la gauche non-mélenchoniste » qui n’aura sans doute pas lieu.

Stéphane Vernay

Et c’est précisément pour cela qu’on devrait poser la question des règles, avant celle des hommes. Le scrutin actuel ne produit plus de majorité depuis 2022, et contraint les partis de gouvernement à s’allier avec les extrêmes. C’est un chiffre, aussi, ça : zéro majorité absolue en trois scrutins.

III. Que faut-il en penser ?

Louis Hausalter

Je veux bien céder à Jonathan que les nominations en fin de mandat sont scrutées — c’est, après tout, le rôle de votre journal de l’écrire. Mais je crois que mon collègue Tabard met le doigt sur quelque chose d’important, à propos d’Édouard Philippe : « Ne pas se présenter en héritier sans renoncer à l’héritage ». Ce qui se joue n’est pas « continuité ou rupture ». C’est une équation plus fine.

Jonathan Bouchet-Petersen

Je peux entendre, Louis, que vous voyiez chez Philippe une équation fine plutôt qu’une dérobade. Mais ce que je vois, moi, c’est que la dernière année du mandat soulève une vraie question, celle du pouvoir présidentiel de nomination. Je l’écris ce matin sans cacher mon embarras : « on aimerait un système où le fait présidentiel serait moins prégnant ». Ce n’est pas un slogan. C’est un aveu d’impasse.

Antoine Oberdorff

Sur Philippe, je rejoins Louis. Sur l’impasse institutionnelle, je rejoins en partie Jonathan. Mais c’est à gauche, surtout, que la pensée manque. Notre éditorialiste Monique Canto-Sperber l’écrit ce matin avec une sévérité qui m’a frappé : « Vivre libres », le socle programmatique du PS, propose en réalité « ce qui figurait déjà dans le programme du NFP, la taxe Zucman en plus ». Vous voyez, dans cette table, qui a le projet de combler ce vide ? Personne.

Thomas Soulié

Antoine, vous êtes dur, mais pas faux. Je veux ajouter une chose qu’on m’a glissée hier, et qui je crois éclaire le climat : dans le camp Horizons, on tape sur le RN sciemment, parce qu’on sait que « en tapant sur Philippe, l’extrême droite fait parler de lui et peut le faire monter ». Tactique gagnant-gagnant ? Peut-être. Mais ce que dit aussi cette mécanique, c’est qu’on n’est plus dans le débat des idées. On est dans la chorégraphie. Ce n’est pas de la bonne nouvelle.

Stéphane Vernay

Je partage ce diagnostic, Thomas. Et c’est exactement pourquoi Élisabeth Borne, dans notre entretien, propose une chose à laquelle on prête, je crois, trop peu d’attention : un septennat non renouvelable, et un renforcement du rôle du Premier ministre. On peut être en désaccord. Mais cela a au moins le mérite de remonter d’un cran le débat : cela ne fixe pas « qui » mais « quoi ». Et le « quoi » nous fait défaut.

Louis Hausalter

Je vais vous le dire, ce qu’il faut en penser, puisque vous insistez. Ce qu’il faut en penser, c’est qu’il y a un seul des présents à cette table qui ait, en réalité, gouverné. Et que les autres se contentent de commenter. La « République des copains » de Jonathan, c’est l’État qui fonctionne. Préférez-vous les amis de Marine Le Pen aux affaires ?

Jonathan Bouchet-Petersen

« Préférez-vous Marine Le Pen ? » : c’est très exactement l’argument qui a tué le débat depuis dix ans. Vous nous tenez le chantage du moindre mal pendant que vous installez vos gens à vie — jusqu’en 2032, et avec un casting un peu particulier, je le rappelle : votre futur vice-président du Conseil d’État, Marc Guillaume, est un homme déjà écarté la fois précédente parce qu’il « a des casseroles ». Voilà votre « État qui fonctionne ».

Antoine Oberdorff

Pendant que nos confrères se disputent leur récit habituel, je vous le redis : à gauche, vous n’avez plus de candidat. Vous avez « un petit parti aux idées usées ». Vous avez Vallaud qui claque la porte le 8 mai au prétexte qu’on ne le suit pas — alors qu’il ne propose rien de neuf. Vous avez Marine Tondelier qui parle « de son plan de lutte contre la solitude » — c’est très bien, c’est très juste, c’est très triste, et c’est aussi un peu autobiographique. Voilà. Ce n’est pas une accusation, c’est un état des lieux.

Thomas Soulié

Vous voulez « ce qu’il faut en penser » ? Que pendant que vous philosophez, l’autre camp organise sa victoire. Le 24 octobre à Orléans, ce n’est pas une réunion publique, c’est une convention présidentielle. Et nous, on ergote sur le pour ou contre primaire dans un parti dont le score à la dernière présidentielle était de 1,7 %. Excusez l’irrévérence : ce n’est pas un même ordre de problème.

Stéphane Vernay

Ce qu’il faut en penser, Thomas, c’est que je ne suis pas sûr que se faire mutuellement la leçon, à cette table, soit la meilleure manière d’avancer. Mais peut-être que c’est justement le récit que mes confrères veulent imposer : que la politique française se résume à choisir, faute de mieux, la moins faible des prochaines tentatives.

IV. Que retenir, demain matin ?

Louis Hausalter

Que la dernière année sera, pour Emmanuel Macron, une bande passante étroite — mais qu’il a, comme tous ses prédécesseurs, encore le pouvoir d’y inscrire quelque chose. Et que « le doublement du budget des armées », l’entrée au Panthéon de Marc Bloch le 23 juin, la première journée Dreyfus le 12 juillet, font un bilan. Pas une apothéose. Un bilan.

Jonathan Bouchet-Petersen

Que la dernière année est aussi l’année où l’on continuera à nommer. Et que ces nominations, même quand elles sont « pas scandaleuses » comme celle d’Emmanuel Moulin, restent « une bonne manière à un proche et un choix prudent avant que les urnes ne parlent en 2027 ». Demain matin, je l’écris simplement comme ça. Sans hurler.

Antoine Oberdorff

Que la recomposition aura lieu — Édouard Philippe vise « une majorité législative, nouvelle, ouverte », et que la gauche a, peut-être, une dernière fenêtre pour redevenir autre chose qu’un musée. À gauche, demain matin, le temps presse plus qu’on ne croit. À droite, il faudra apprendre, comme dit Boyer, à ne plus rien laisser passer au RN. C’est plus exigeant qu’il n’y paraît.

Thomas Soulié

Qu’il reste un an, et que la course est déjà partie. Bardella restera, s’il y va, à la tête du parti — c’est, comme on l’écrit ce matin à Parisien, « un choix qui tranche avec celui de Marine Le Pen lors des deux dernières présidentielles ». Demain matin, c’est cela que je publie. Pas un commentaire, une donnée.

Stéphane Vernay

Que la véritable question, pour ce dernier acte, n’est peut-être pas « qui » mais « avec quelles règles ». Je retiens cette phrase de Borne, qui ne fera pas un titre : « Si tous les partis situés entre les deux extrêmes multiplient les candidatures sans se rassembler, c’est une menace réelle. » Sobre, modeste, sans grand romanesque. Et probablement vrai.

Louis Hausalter

Que vous aurez beau remplir vos colonnes pendant un an d’expressions du type « dernières nominations avant liquidation », l’Histoire — la vraie, celle qui s’écrit avec un H — finira par retenir un nom et un bilan. Le vôtre, je crains que ce ne soit « rédaction qui n’a pas vu venir ».

Jonathan Bouchet-Petersen

Que le mandat se termine comme il a commencé : à coup de raccourcis. Ferrand, Montchalin, Guillaume, Moulin, peut-être Buffet : vous l’appelez « héritage ». Nous l’appelons placement. Demain matin, je n’ai même pas besoin d’insister : il suffit d’aligner les noms et les dates. Ça parle tout seul.

Antoine Oberdorff

Que pendant que vous deux vous chamaillez, le PS, lui, sombre dans l’indifférence générale. À ce rythme-là, écrit notre journal, « le PS pourrait bientôt ressembler à un musée ». Demain matin, je passe devant le musée. Je ne suis pas sûr d’y entrer.

Thomas Soulié

Que le RN, lui, a son ticket prêt : Le Pen-Bardella au cas où la justice débloque, Bardella tout seul au cas contraire. Pendant qu’on ergote sur des plates-formes à 19 000 signatures, eux préparent un premier grand meeting le 25 octobre à l’Arena d’Orléans. Bonne nuit.

Stéphane Vernay

Que cette conversation aura été, comme tant d’autres, surtout un exercice de positionnement. Je suis, je dois bien le confesser, l’un de ceux qui pensent que dans nos colonnes, on s’occupe trop des candidats et trop peu des règles qui les fabriquent. Mais à ce stade, je vais faire comme vous : rentrer, et écrire.

Cinq rédactions, cinq angles. Sous les lectures, une couche commune : des dates, des chiffres, des décisions qu’aucun de ces articles ne conteste — quand ils sont mentionnés. La liste ci-dessous n’épuise rien ; elle pose ce sur quoi on peut s’appuyer avant de se disputer le reste.