Dialogue imaginaire ·
Macron, dernière année. La presse française à un an de 2027
Le 13 mai 2027, Emmanuel Macron quittera l’Élysée. Un an pile avant l’échéance, cinq rédactions racontent la même séquence : nominations, déchirure du PS, manœuvres d’Édouard Philippe, calendrier du RN. Mêmes faits, lectures opposées.
- Louis Hausalter, chef-adjoint du service politique — Le Figaro.
- Jonathan Bouchet-Petersen, chroniqueur politique — Libération.
- Antoine Oberdorff, journaliste politique — L’Opinion.
- Thomas Soulié, journaliste politique — Le Parisien.
- Stéphane Vernay, chef du service politique — Ouest-France.
I. Pourquoi sommes-nous ici, ce soir ?
Parce que nous sommes, depuis quelques jours, entrés dans la dernière année. Le second quinquennat s’achève officiellement le 13 mai 2027, à 23 h 59. À l’Élysée, on m’a dit cette phrase qui m’a marqué : « Il est en fin de mandat là où ses prédécesseurs étaient en fin de règne. » C’est, je crois, le bon angle pour comprendre l’année qui s’ouvre : un président encore en exercice, qui veut « présider jusqu’à la dernière seconde » — mais qui n’a plus la main sur l’après.
Je vous accorde, Louis, qu’il y a quelque chose de la fin de mandat, pas de la fin de règne — et c’est précisément ce qui me retient ce soir. Parce que ce « jusqu’à la dernière seconde », on en voit déjà le contenu pratique : il consiste à multiplier les nominations. Ferrand au Conseil constitutionnel. Montchalin à la Cour des comptes. Et maintenant, comme nous l’écrivons dans Libération, Marc Guillaume au Conseil d’État, Emmanuel Moulin à la Banque de France. C’est cela, aussi, la dernière année.
Vos deux entrées sont justes, et complémentaires. À L’Opinion, nous regardons par une troisième fenêtre : celle de la recomposition. Le sujet, ce n’est plus tellement Emmanuel Macron — il est, comme dit Louis, en fin de mandat — c’est ce qui se reconstruit autour. « la prochaine présidentielle sera une élection de recomposition », a prévenu Édouard Philippe à Reims. C’est, je crois, la phrase qui ordonne l’année qui vient.
Et de ce point de vue, Antoine, on se rejoint. À Parisien, on a regardé comment chaque camp arme déjà 2027. Le Rassemblement national, ce lundi soir, a fixé son calendrier : congrès à Orléans les 24 et 25 octobre, premier grand meeting dans la foulée. Et la donnée nouvelle, qu’on a sortie ce matin : s’il est candidat, Bardella cumulera l’étiquette de candidat et la présidence du RN. Ce n’est pas anecdotique : Marine Le Pen, elle, se mettait en congé. C’est un autre rapport à l’appareil.
Mes confrères regardent qui sera candidat, et qui nomme qui. À Ouest-France, nous avons fait ce matin un long entretien avec Élisabeth Borne, qui dit pour sa part une chose plus rare : que le scrutin uninominal à deux tours ne produit plus de majorité depuis 2022, et qu’il « contraint les partis de gouvernement à s’allier avec les extrêmes ». Ce que je retiens de votre tour de table, c’est que vous décrivez très bien les acteurs, mais peut-être insuffisamment la pièce. Le quinquennat sortant n’est pas la cause unique du chaos : il en est aussi le révélateur.
Nous sommes ici, soyons honnêtes, parce qu’à un an de l’échéance, le casting de 2027 ressemble pour l’instant à un rang de prétendants « aussi faibles que ceux qu’Ulysse trouve en revenant à Ithaque ». Je sais que cela vous fait grincer des dents, mais regardez l’engouement : il n’existe pas. La fin de Macron sera, par contraste, presque flatteuse.
Très bien, Louis, faites votre récit de la fin glorieuse du capitaine. Pendant que vous tressez les couronnes, lui place ses copains. À chaque fauteuil important, un fidèle. Et vous appelez ça « présider jusqu’à la dernière seconde ». À Libération, nous appelons ça « la République des copains ». Ça tient en deux mots et tout le monde comprend.
Excusez-moi, Jonathan, mais « la République des copains », c’est la même formule à dix ans d’écart, sortie chaque fois par le même journal. Le vrai sujet, ce soir, c’est qu’en face, il n’y a plus rien. 1,7 % en 2022. C’est un score, ça ? C’est une carte de visite. Et la fameuse « nouvelle gauche plurielle » de Boris Vallaud, c’est, je vous le dis, un mort en marche qui demande à un autre mort si tout va bien.
Tu décris la gauche, Antoine. À Parisien, on regarde aussi la droite et l’extrême droite, et là on voit autre chose : deux camps qui se choisissent déjà leur adversaire. Marine Le Pen, début mai, a dit clairement vouloir « un second tour face au bloc central », et plus précisément face à Philippe. Bardella, lui, préfère Mélenchon. Ces gens-là choisissent leur finale au lieu de penser leur programme. Ce n’est pas un détail.
Je veux bien que chacun campe sa rubrique. Mais à force de raconter qui nomme qui, qui veut affronter qui, et qui s’estime « déjà élu » d’un côté ou « déjà mort » de l’autre, on en oublie que les électeurs ne sont pas dans cette pièce. Et qu’à les écouter, ils disent surtout : « arrêtez. Faites quelque chose. Quoi ? On verra. »
II. Que disent les chiffres ?
Les chiffres, dans Le Figaro ce matin, tiennent en deux séries. La première, c’est l’opinion. Frédéric Dabi, à l’Ifop, m’a expliqué qu’il y a aujourd’hui « une dissociation jamais vue sous la Ve République entre le regard intérieur et extérieur sur le président ». La seconde, c’est la comparaison historique : Chirac était tombé à 27 % en 2006, il a terminé à 47 %. Ça n’efface rien. Ça suggère qu’une fin de mandat est mobile.
D’accord avec l’Ifop : l’écart international/national est réel, et il a un sens. Mais permettez-moi un autre chiffre, qui n’est pas un sondage, c’est un nombre de postes. À chaque trimestre, le président signe une nomination clé : Ferrand au Conseil constitutionnel en février 2025, Montchalin à la Cour des comptes en février 2026, Guillaume au Conseil d’État, Moulin à la Banque de France. Le mandat de ce dernier, « durerait jusqu’en 2032, au-delà du bail du prochain locataire de l’Elysée ». C’est très concret.
Vous avez raison sur ce point, Jonathan : les nominations en fin de mandat ont une lisibilité particulière. Et nos chiffres, à L’Opinion, complètent les vôtres : Édouard Philippe, à Reims, parle à un espace où « la droite et le centre sont éparpillés entre six formations ». C’est le constat de départ — la moitié des chiffres politiques, aujourd’hui, mesurent du vide partisan.
Et de là vient mon chiffre. Une enquête Elabe récente, à laquelle je tiens parce qu’elle est précise : « Philippe est donné gagnant d’une courte tête au soir du second tour, que ce soit Bardella ou Le Pen face à lui. » Et — c’est l’information la plus dure — Attal, Mélenchon, Glucksmann, Retailleau perdraient leur duel face au RN. Cela explique pourquoi Le Pen le veut, et pourquoi Bardella ne le veut pas.
Mes chiffres à moi sont institutionnels, ils ne se prêtent pas à la matinale : depuis le quinquennat de 2000, la fonction présidentielle a été chargée d’une attente démesurée, qui a marginalisé les législatives. Quand Thomas dit « Philippe gagne d’une courte tête », il décrit une élection. Mais l’instabilité que les autres décrivent — gouvernements défaits, socle commun « de bric et de broc » — vient d’ailleurs : d’un scrutin législatif qui ne fait plus son office.
Vos chiffres ? Je vous en propose un : 47 %. Chirac, fin de mandat. Vous me direz que la conjoncture n’est pas la même, je vous répondrai qu’en politique, la conjoncture, c’est ce qu’on en fait. Le président entre dans une séquence où il pèsera plus que ses détracteurs ne l’imaginent. Et le reste de cette table devrait commencer à s’y préparer.
« 47 % Chirac » : l’argument du Figaro depuis dix-huit mois. Il est merveilleux parce qu’il ne dit jamais « ce qu’il faudrait faire pour », mais simplement « ça pourrait arriver ». Pendant ce temps, on signe à tour de bras des nominations « pour verrouiller des rouages de l’appareil d’État au cas où l’extrême droite succéderait à Macron ». Ce n’est pas « de la stratégie ». C’est une assurance personnelle.
Faisons un peu de comptabilité, alors. Côté PS, Boris Vallaud lance sa plate-forme avec Glucksmann et Jadot le 18 avril. Score à ce jour : 19 000 signatures. Contre 121 000 pour Ruffin et 256 000 pour Mélenchon. C’est un comparatif glaçant. Ce que ce chiffre nous dit, c’est que la gauche dite « réformiste » n’a même pas de base militante. Elle a une mailing-list, qui ne signe plus.
Et pendant qu’on commente, le RN s’organise. Le congrès est calé au 24-25 octobre. Si elle peut se présenter — décision le 7 juillet — c’est elle. Sinon, c’est Bardella. C’est un dispositif. C’est militaire. Et nous, dans nos colonnes, on continue à publier vingt analyses sur « la primaire de la gauche non-mélenchoniste » qui n’aura sans doute pas lieu.
Et c’est précisément pour cela qu’on devrait poser la question des règles, avant celle des hommes. Le scrutin actuel ne produit plus de majorité depuis 2022, et contraint les partis de gouvernement à s’allier avec les extrêmes. C’est un chiffre, aussi, ça : zéro majorité absolue en trois scrutins.
III. Que faut-il en penser ?
Je veux bien céder à Jonathan que les nominations en fin de mandat sont scrutées — c’est, après tout, le rôle de votre journal de l’écrire. Mais je crois que mon collègue Tabard met le doigt sur quelque chose d’important, à propos d’Édouard Philippe : « Ne pas se présenter en héritier sans renoncer à l’héritage ». Ce qui se joue n’est pas « continuité ou rupture ». C’est une équation plus fine.
Je peux entendre, Louis, que vous voyiez chez Philippe une équation fine plutôt qu’une dérobade. Mais ce que je vois, moi, c’est que la dernière année du mandat soulève une vraie question, celle du pouvoir présidentiel de nomination. Je l’écris ce matin sans cacher mon embarras : « on aimerait un système où le fait présidentiel serait moins prégnant ». Ce n’est pas un slogan. C’est un aveu d’impasse.
Sur Philippe, je rejoins Louis. Sur l’impasse institutionnelle, je rejoins en partie Jonathan. Mais c’est à gauche, surtout, que la pensée manque. Notre éditorialiste Monique Canto-Sperber l’écrit ce matin avec une sévérité qui m’a frappé : « Vivre libres », le socle programmatique du PS, propose en réalité « ce qui figurait déjà dans le programme du NFP, la taxe Zucman en plus ». Vous voyez, dans cette table, qui a le projet de combler ce vide ? Personne.
Antoine, vous êtes dur, mais pas faux. Je veux ajouter une chose qu’on m’a glissée hier, et qui je crois éclaire le climat : dans le camp Horizons, on tape sur le RN sciemment, parce qu’on sait que « en tapant sur Philippe, l’extrême droite fait parler de lui et peut le faire monter ». Tactique gagnant-gagnant ? Peut-être. Mais ce que dit aussi cette mécanique, c’est qu’on n’est plus dans le débat des idées. On est dans la chorégraphie. Ce n’est pas de la bonne nouvelle.
Je partage ce diagnostic, Thomas. Et c’est exactement pourquoi Élisabeth Borne, dans notre entretien, propose une chose à laquelle on prête, je crois, trop peu d’attention : un septennat non renouvelable, et un renforcement du rôle du Premier ministre. On peut être en désaccord. Mais cela a au moins le mérite de remonter d’un cran le débat : cela ne fixe pas « qui » mais « quoi ». Et le « quoi » nous fait défaut.
Je vais vous le dire, ce qu’il faut en penser, puisque vous insistez. Ce qu’il faut en penser, c’est qu’il y a un seul des présents à cette table qui ait, en réalité, gouverné. Et que les autres se contentent de commenter. La « République des copains » de Jonathan, c’est l’État qui fonctionne. Préférez-vous les amis de Marine Le Pen aux affaires ?
« Préférez-vous Marine Le Pen ? » : c’est très exactement l’argument qui a tué le débat depuis dix ans. Vous nous tenez le chantage du moindre mal pendant que vous installez vos gens à vie — jusqu’en 2032, et avec un casting un peu particulier, je le rappelle : votre futur vice-président du Conseil d’État, Marc Guillaume, est un homme déjà écarté la fois précédente parce qu’il « a des casseroles ». Voilà votre « État qui fonctionne ».
Pendant que nos confrères se disputent leur récit habituel, je vous le redis : à gauche, vous n’avez plus de candidat. Vous avez « un petit parti aux idées usées ». Vous avez Vallaud qui claque la porte le 8 mai au prétexte qu’on ne le suit pas — alors qu’il ne propose rien de neuf. Vous avez Marine Tondelier qui parle « de son plan de lutte contre la solitude » — c’est très bien, c’est très juste, c’est très triste, et c’est aussi un peu autobiographique. Voilà. Ce n’est pas une accusation, c’est un état des lieux.
Vous voulez « ce qu’il faut en penser » ? Que pendant que vous philosophez, l’autre camp organise sa victoire. Le 24 octobre à Orléans, ce n’est pas une réunion publique, c’est une convention présidentielle. Et nous, on ergote sur le pour ou contre primaire dans un parti dont le score à la dernière présidentielle était de 1,7 %. Excusez l’irrévérence : ce n’est pas un même ordre de problème.
Ce qu’il faut en penser, Thomas, c’est que je ne suis pas sûr que se faire mutuellement la leçon, à cette table, soit la meilleure manière d’avancer. Mais peut-être que c’est justement le récit que mes confrères veulent imposer : que la politique française se résume à choisir, faute de mieux, la moins faible des prochaines tentatives.
IV. Que retenir, demain matin ?
Que la dernière année sera, pour Emmanuel Macron, une bande passante étroite — mais qu’il a, comme tous ses prédécesseurs, encore le pouvoir d’y inscrire quelque chose. Et que « le doublement du budget des armées », l’entrée au Panthéon de Marc Bloch le 23 juin, la première journée Dreyfus le 12 juillet, font un bilan. Pas une apothéose. Un bilan.
Que la dernière année est aussi l’année où l’on continuera à nommer. Et que ces nominations, même quand elles sont « pas scandaleuses » comme celle d’Emmanuel Moulin, restent « une bonne manière à un proche et un choix prudent avant que les urnes ne parlent en 2027 ». Demain matin, je l’écris simplement comme ça. Sans hurler.
Que la recomposition aura lieu — Édouard Philippe vise « une majorité législative, nouvelle, ouverte », et que la gauche a, peut-être, une dernière fenêtre pour redevenir autre chose qu’un musée. À gauche, demain matin, le temps presse plus qu’on ne croit. À droite, il faudra apprendre, comme dit Boyer, à ne plus rien laisser passer au RN. C’est plus exigeant qu’il n’y paraît.
Qu’il reste un an, et que la course est déjà partie. Bardella restera, s’il y va, à la tête du parti — c’est, comme on l’écrit ce matin à Parisien, « un choix qui tranche avec celui de Marine Le Pen lors des deux dernières présidentielles ». Demain matin, c’est cela que je publie. Pas un commentaire, une donnée.
Que la véritable question, pour ce dernier acte, n’est peut-être pas « qui » mais « avec quelles règles ». Je retiens cette phrase de Borne, qui ne fera pas un titre : « Si tous les partis situés entre les deux extrêmes multiplient les candidatures sans se rassembler, c’est une menace réelle. » Sobre, modeste, sans grand romanesque. Et probablement vrai.
Que vous aurez beau remplir vos colonnes pendant un an d’expressions du type « dernières nominations avant liquidation », l’Histoire — la vraie, celle qui s’écrit avec un H — finira par retenir un nom et un bilan. Le vôtre, je crains que ce ne soit « rédaction qui n’a pas vu venir ».
Que le mandat se termine comme il a commencé : à coup de raccourcis. Ferrand, Montchalin, Guillaume, Moulin, peut-être Buffet : vous l’appelez « héritage ». Nous l’appelons placement. Demain matin, je n’ai même pas besoin d’insister : il suffit d’aligner les noms et les dates. Ça parle tout seul.
Que pendant que vous deux vous chamaillez, le PS, lui, sombre dans l’indifférence générale. À ce rythme-là, écrit notre journal, « le PS pourrait bientôt ressembler à un musée ». Demain matin, je passe devant le musée. Je ne suis pas sûr d’y entrer.
Que le RN, lui, a son ticket prêt : Le Pen-Bardella au cas où la justice débloque, Bardella tout seul au cas contraire. Pendant qu’on ergote sur des plates-formes à 19 000 signatures, eux préparent un premier grand meeting le 25 octobre à l’Arena d’Orléans. Bonne nuit.
Que cette conversation aura été, comme tant d’autres, surtout un exercice de positionnement. Je suis, je dois bien le confesser, l’un de ceux qui pensent que dans nos colonnes, on s’occupe trop des candidats et trop peu des règles qui les fabriquent. Mais à ce stade, je vais faire comme vous : rentrer, et écrire.
Cinq rédactions, cinq angles. Sous les lectures, une couche commune : des dates, des chiffres, des décisions qu’aucun de ces articles ne conteste — quand ils sont mentionnés. La liste ci-dessous n’épuise rien ; elle pose ce sur quoi on peut s’appuyer avant de se disputer le reste.
- Le second quinquennat d’Emmanuel Macron prendra officiellement fin le 13 mai 2027 à 23 h 59. Le 12 mai 2026 marque donc exactement un an avant l’échéance. Figaro
- Le président ne peut pas briguer un troisième mandat consécutif (article 6 de la Constitution). Figaro
- Édouard Philippe a prononcé un discours-programme à Reims, le dimanche 11 mai 2026, devant les cadres de son parti Horizons. Il y a fixé pour mission de bâtir « une majorité législative, nouvelle, ouverte », « rassembl[ant] explicitement la droite et le centre », sans la gauche ni « la droite extrême ». FigaroOpinionParisien
- Selon une enquête Elabe citée par Le Parisien, Édouard Philippe l’emporterait d’une courte tête au second tour face à Jordan Bardella comme face à Marine Le Pen. À l’inverse, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau perdraient leur duel respectif. Parisien
- Marine Le Pen a déclaré le 28 avril 2026 à l’AFP « souhaiter un second tour face au bloc central », de préférence face à Édouard Philippe. Jordan Bardella, lui, a déclaré le 5 mai sur CNews préférer un duel face à Jean-Luc Mélenchon. Parisien
- Le congrès du Rassemblement national se tiendra à Orléans les 24 et 25 octobre 2026. Le premier grand meeting de campagne présidentielle est prévu le dimanche 25 octobre, à l’Arena d’Orléans. Parisien
- L’appel de Marine Le Pen, condamnée en première instance dans le procès des assistants RN au Parlement européen, sera jugé le 7 juillet 2026. La décision tranchera entre une candidature Le Pen ou une candidature Bardella. Parisien
- Si Jordan Bardella est candidat à l’Élysée, il cumulera la candidature et la présidence du parti — choix qui rompt avec celui de Marine Le Pen en 2017 et 2022, qui s’était mise en congé de la direction du Front national / RN pendant la campagne. Parisien
- Boris Vallaud, président du groupe des députés socialistes, a quitté la direction du PS par courrier daté du 8 mai 2026, après plusieurs semaines de désaccord avec le premier secrétaire Olivier Faure sur la méthode de désignation du candidat à la présidentielle. LibérationOpinionParisien
- Olivier Faure défend une primaire de la gauche non-mélenchoniste ; Boris Vallaud y est opposé et propose à la place des « rencontres de la nouvelle gauche plurielle » pour aboutir à un contrat de législature et un candidat commun, dans un espace « de François Ruffin à Raphaël Glucksmann ». LibérationOpinionParisien
- La plate-forme « Construire 2027 », lancée le 18 avril 2026 par Boris Vallaud, Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, a recueilli à ce jour 19 000 signatures. À titre de comparaison : 121 000 pour la campagne de soutien à François Ruffin, 256 000 pour celle de Jean-Luc Mélenchon. Libération
- À l’élection présidentielle de 2022, la candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo a recueilli 1,7 % des suffrages au premier tour. Opinion
- Nominations et choix présidentiels récents : Richard Ferrand président du Conseil constitutionnel (février 2025) ; Amélie de Montchalin première présidente de la Cour des comptes (début février 2026) ; Marc Guillaume proposé vice-président du Conseil d’État (mai 2026) ; Emmanuel Moulin proposé gouverneur de la Banque de France pour un mandat courant jusqu’en 2032 ; François-Noël Buffet pressenti comme Défenseur des droits. FigaroLibération
- Trois textes que l’exécutif souhaite voir aboutir avant la fin 2026 : la loi sur la fin de vie (légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, en 2ᵉ lecture au Sénat), l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et le lancement du service national volontaire. Figaro
- Selon l’Ifop (Frédéric Dabi, cité par Le Figaro), Emmanuel Macron est jugé positivement sur la scène internationale et négativement sur la scène intérieure ; « jamais sous la Ve République il n’y a eu une dissociation aussi forte » entre ces deux regards. À titre de comparaison historique : Jacques Chirac est passé de 27 % d’opinions favorables en 2006 à 47 % en fin de mandat. Figaro
- Dans son entretien à Ouest-France, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne propose un septennat non renouvelable, un renforcement du rôle du Premier ministre (qui présiderait le Conseil des ministres), une dose de proportionnelle aux législatives, et un assouplissement du non-cumul des mandats. Elle a démissionné du Conseil national de Renaissance pour animer la structure « Bâtissons ensemble ». Ouest-France